Entrevue avec
GHOULUNATICS
Réalisée par Lord Hypnos, avec la participation de Anathema.
Au Café Chaos (Montréal), le 16 Avril, lors du lancement de leur DVD


** À noter que l'entrevue que vous voyez ici n'est qu'un minime reflet, bien qu'elle soit intégrale, de l'ambiance qui régnait dans le Café Chaos le 16 Avril dernier. Les représentants des Ghoulunatics, Gary Lyons (basse) et Patrick Mirault (voix) se sont montrés très intéressants et chaleureux. L'Édition Métallique les remercie et particulièrement moi, Lord Hypnos, non seulement pour la réalisation de cette entrevue mais aussi pour le moment enrichissant vécu.

L'Édition Métallique: Vous êtes les premiers sur la scène métal au Québec à lancer du matériel sur DVD. C'est important de le mentionner. Croyez-vous avoir placé des standards de production pour les prochains groupes qui le feront?

Pat: Ce n'est pas parce qu'on est les premiers qu'on a voulu vraiment placer des standards. On l'a fait comme on le voulait parce qu'on voulait le faire et on croit qu'il est intéressant pour nous, et s'il peut être intéressant pour les autres, tant mieux! Si jamais un autre groupe en fait un plus " hot " que le nôtre, alors c'est excellent. On voit plus le DVD comme un trip pour nous, on l'a fait en trippant et pour montrer comment on trippe. On est content de le voir, on aime ça, on ne sait pas si les gens vont l'aimer, mais ça en vaut la peine! On n'est pas là pour partir en compétition, on pense jamais à ça, et puis j'ai vraiment hâte de voir les autres DVDs!

Gary: Oui, si jamais quelqu'un est capable de sortir un produit avec un meilleur équipement, c'est tant mieux! On est un band qui fonctionne avec les moyens qu'il a, et c'est dans cette optique qu'on l'a réalisé!

L'Édition Métallique: Parlez-moi un peu du contenu du DVD, l'optique dans laquelle il a été produit.

Gary: Au début c'était plus une blague, un projet, mais ça a fini par du concret et on a monté le DVD. On y retrouve deux shows complets, en plus de vidéoclips et de " making of ". Puis ça nous a pris un bon trois mois à monter une section historique.

Pat: Pas mal plus!

Gary: Bon, quelques mois à monter une section historique du band, avec des " clips " choisis parmi plus de 100 shows depuis les débuts du groupe. Coupure par coupure, pour présenter un bon produit aux fans, avec les moyens qu'on avait. Il faut aussi mentionner la participation de Benoit Nantel qui a tout filmé nos shows depuis environs 2-3 ans et est extrêmement impliqué avec nous dans ce projet. C'est pas mal grâce à lui qu'on a pu sortir cela.

Pat: Tout ça a commencé par être filmé par des petites caméras " boboches " et c'est peut-être pour ça que quelques scènes ne paraissent pas très bien sur le DVD. Mais Benoit est notre ami et au fur et à mesure que ça avançait, il s'est mis à s'acheter de meilleures caméras alors ça fait une belle image. J'ai déjà hâte au prochain DVD qui va être une coche au-dessus de celui-là côté qualité. Surtout depuis le show de l'halloween, on a commencé à avoir du stock vraiment intéressant, alors on a pensé être prêts pour un DVD.

L'Édition Métallique: 4 excellents albums, un live, un DVD qui promet, vous avez prouvé votre dévouement aux fans. La prochaine étape?

Pat: Prochain DVD!

Gary: Non non! On a tout le temps des projets en tête, mais il faut aller avec le budget, on a déjà des nouvelles tounes et ça fait déjà un an qu'on travaille sur du nouveau stock. Si on avait beaucoup d'argent, c'est sûr qu'on pourrait réaliser tous nos projets et sortir des affaires comme ça n'a pas d'allure. C'est intéressant de penser à un nouveau DVD, mais on doit penser à régler nos dettes d'abord!

Pat: C'est sûr que si on avait beaucoup plus d'argent ça serait plus facile de réaliser tout ce qu'on veut. Mais bon…Le deuxième album des Ghouls s'appelle Carving Into You, et dans ce temps-là, on a eu plein de problèmes avec le son et l'enregistrement. Ce n'était pas une bonne production, mais on croit qu'il y a un bon produit. Ça serait donc intéressant de faire ce qu'on appelle un " re-Carving ", donc retourner en studio une journée ou deux soirées, et refaire l'album " live one shot ", peut-être même inviter des gens, et le refaire au complet.

Gary: Je crois que ça devrait être ça qui va arriver pour l'instant.

Pat: Il n'y a pas seulement l'argent, mais aussi le temps. C'est vraiment ça qui est important. J'ai plein d'idées vidéo, mais ça prend du temps! Comme Grave Concern, que Benoit a réalisé, il a mit beaucoup de temps pour nous. C'est vraiment le temps la clé du clip. On lui a donné de l'argent, mais je crois qu'on ne pourra jamais lui en donner assez pour tout ce qu'il fait.

Gary: On est vraiment chanceux d'avoir autant de monde avec nous qui donnent des idées et nous aident à tout réaliser. Ils embarquent avec le band et trippent autant que nous! C'est Ben qui nous a " poussé dans le cul " pour pouvoir finir ça en nous donnant des idées. Il est embarqué dans notre trip autant qu'on est embarqué dans le sien!

Pat: Tout a plus commencé avec Mélodrame. C'est Ben qui a vraiment réalisé ça, les deux clips, en mettant les idées sur papier en nous disant " on va faire telle chose, avec telle chose… " Et en prenant le temps…

Gary: Et aussi en développant le côté décor.

L'Édition Métallique: Les Ghouls, depuis leurs débuts, sont associés à différents types de métal. " Frankensteinesque ", " Horror Groove ", " Rotten Roll ". Comment définissez-vous votre propre musique?

Pat: Difficile de mettre un terme là-dessus!

Gary: Dans notre tête on joue du rock, mais super heavy! On joue ce qu'on veut entendre. Nos influences diffèrent, moi c'est plus hardcore, d'autre plus métal, du rock. On écoute du rock stoner! Le mélange de tout ça donne notre musique, un espèce de condensé. C'est pourquoi c'est si difficile de mettre un terme là-dessus et on a même jamais su c'était quoi!

Pat: GARNOTTE!

Gary: Ouais, Garnotte! C'est une expression que l'on prend pour s'amuser. On est des québécois qui font de la musique heavy, alors on se dit que l'on devrait peut-être s'appeler GARNOTTE, ça collerait avec notre musique! Hehehe!!

Pat: Les seuls bands que tout le monde peut écouter ensemble sont Faith No More et Dead Horse. Le reste, on s'éparpille. Moi mon band c'est My Dying Bride, je les adore.

Gary: Moi et Pat Gordon, on a beaucoup trippé sur SOD. On écoutait ça et on disait " ayoye, y'a bien du power et de l'intensité là dedans " ! Je crois qu'il y a vraiment de l'influence d'eux dans notre musique. Quand on " jam ", ça sort comme ça! On voit que c'est hardcore, ça bûche, et y'a du métal, alors c'est super! Le vocal je sais pas d'où ça vient mais ça sonne très bien! Nous c'est comme ça que ça sort, et si on changeait de personnes, ça ne sonnerait pas du tout comme maintenant, jamais au grand jamais. Ça diffère des autres, je crois, et c'est ça qui fait qu'on est unique comme band, du moins notre son, et ça donne le produit qui en ressort. Il y a tout un " mix " de groupes qui on fait l'évolution des Ghouls.

Pat: Je pense à No Means No aussi…Mon premier show avec mon ancien band Crypt Keeper, c'est Galy qui nous l'a " pluggé ", c'était au Terminal Showbar, il y avait Necrosis et puis Suffocation. Je pense que mes influences ont pu commencer là-bas.

L'Édition Métallique: Sabacthany est le seul album des Ghouls entièrement en anglais. Avez-vous définitivement enterré le côté francophone du groupe?

Pat: Définitivement pas, non! La raison pourquoi il n'y a pas de chansons en français est le timing. On compose et on part comme ça avec le produit qu'on a, on avait déjà trois ou quatre morceaux montés, et eux avaient déjà composé d'autres mélodies alors il fallait " rusher " pour les paroles! Alors ils m'ont aidé pour les paroles, et ils ont sorti tout cela en anglais. J'ai travaillé chez moi et il y a eu quelques collaborations. On travaille tous ensemble là-dessus.

Gary: On fait de la musique comme on aime, et les paroles, il faut que ça " fit ", naturellement! Alors ça va dépendre de la musique, mais si Pat veut une chanson francophone et que ça marche, on va la faire c'est sûr! Il va y en avoir peut-être deux ou trois, ou plus!

Pat: C'est " plate " à dire mais c'est plus facile de composer en anglais! Les mots " creepies " qui collent avec la musique sont en anglais, et nos influences dans cette musique, qu'on le veuille ou non, sont en anglais aussi. Mais non, le côté français n'est pas mort!

L'Édition Métallique: Justement, le titre, Sabacthany…d'où vient-il?

Pat: C'est dans les dernières paroles de Jésus Christ lorsqu'il a été crucifié. Ça voulait dire, quand il était sur la croix : " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné? ". Un fait drôle : ça a coïncidé avec la sortie de Passion of Christ. Quand tu penses à l'histoire de l'homme, Jésus, il s'est battu jusqu'à la fin pour ses idéaux et il le savait qu'il allait finir sur la croix. Ça nous fait réfléchir. Jusqu'où pouvons-nous aller pour nos rêves? Nous on " rush " un peu et c'est correct comme ça. Il peut arriver n'importe quoi et on peut se ramasser n'importe où au dépourvu, comme au fin fond de l'Allemagne!

Gary: Ah oui, bon exemple, l'Allemagne!

Pat: Il peut y avoir des pertes, amoureuses ou n'importe quoi, qui nous amène à nous battre. En gros, ça regroupe tout ça : trouver notre limite, et définir jusqu'à quel point on peut s'investir et croire en nous.

L'Édition Métallique: Vous avez signé avec Galy Records. Étant le " record " le plus influent au Québec, pensez-vous (ou espérez-vous) que Galy peut vous ouvrir définitivement les portes de la scène internationale?

Gary: Premièrement, Galy est un chum et un vrai. Ça fait 12-14 ans qu'on est ensemble, il a toujours été avec nous depuis le début. Tout le monde le connaît depuis qu'on a 15-16 ans. Tout a évolué ensuite. Il a commencé par faire de la promo pour nous, ensuite nos chandails, après du booking. Quand il nous a dit qu'il lâchait tout pour partir son " label ", on l'a appuyé là-dedans a 100%. On l'a aidé. C'était une relation donnant-donnant. Donc, ça a fait que normalement, on a décidé de continuer avec lui quand il a parti Galy Records. De plus, c'est un de nos bons chums alors je ne verrais pas pourquoi on irait avec quelqu'un d'autre! En fin de compte, c'est du business amical et tant que ça restera comme ça, on ne changera rien avec lui. Galy n'essaie pas de changer quoi que ce soit avec nous.

Pat: Effectivement, tout a toujours bien été avec lui. C'est un peu comme une symbiose. Mais je crois que c'est aussi un peu à cause de nous! On est des gars simples et on n'en demande pas beaucoup. J'ai déjà été coloc avec Galy et je me souviens d'avoir vu Galy dire à d'autres bands mi-sérieux : " Vous pouvez pas être aussi simple que les Ghouls? Pourquoi ce n'est pas comme avec eux? ". Alors je crois vraiment que c'est là pour rester. Il n'aime pas les choses compliquées et nous non plus.

Gary: Il sait ce que on veut et comment on marche, alors ça doit être aussi pourquoi ça marche si bien des deux côtés. On s'appelle à tous les 2 jours, donc c'est vraiment une bonne relation amicale qu'on entretient avec lui.

L'Édition Métallique: Avez-vous reçu des offres de labels en dehors du Canada?

Pat: Je crois que on n'a jamais envoyé rien de vraiment sérieux à l'extérieur du Québec.

Gary: Oui une fois, on a déjà envoyé quelque chose!

Pat: Alors, vois-tu, je ne m'en souviens même pas. Mais on a déjà eu des commentaires sur nous. D'habitude, premierement ils n'aiment pas le nom, qui fait trop Misfits! Ensuite, ils n'ont pas aimé la pochette de King of the Undead, croyant que les seins de la fille n'étaient pas assez gros. Donc…

Gary: Pour aller à la prochaine étape, oui il y a deja eu de l'intérêt, mais nous, on est retenu par des raisons personnelles; certains ont des enfants, on a tous un emploi où on travaille 40 heures, donc plus ça va, plus c'est dur pour nous les Ghouls, de se dire qu'on part en tournée en sacrifiant tout. Le monde pense qu'un groupe, en faisant une tournée, fait de l'argent automatiquement mais c'est faux. La majorité en arrache. On n'ose pas trop dire qu'on va l'envoyer. Il y a sûrement de l'intérêt à quelque part quand même, mais on ne pousse pas.

Pat: Je crois qu'on a peur de la journée où ça pourrait arriver, qu'on devrait sacrifier tout.

Gary: C'est ça! La journée où quelqu'un va dire " tournée 5 mois ". On a des maisons à payer et plein d'autres choses, alors partir et faire 100$ chacun par semaine et vivre dans un camion pendant tout ce temps là, c'est presque impossible.

Pat: Ou bien on peut revenir à Galy. Avec lui, on peut voir ça comme une relation de couple. Quand tu es bien, tu ne vas pas voir ailleurs! (rires)

Gary: Il y a beaucoup de bands qui travaillent au salaire minimum, et puis qui poussent très fort pour leur carrière, nous ce n'est pas du tout comme ça! Pour eux, s'il arrive quelque chose de sérieux, tant mieux! Nous il y a trop de sacrifices à faire pour l'instant.

L'Édition Métallique: La scène québécoise depuis quelques années ne cesse de grossir. Plein de bands influents, une scène underground florissante, je ne vous apprends rien. Comment vous sentez-vous, sachant que les Ghouls font partie des pionniers de cette scène? Sentez-vous que vous avez un rôle à jouer désormais?

Pat: Je pense que maintenant, après 10 ans, on commence vraiment à avoir un crowd! On se promène souvent avec Anonymus, Cryptopsy, et tous les autres. On est tous métal mais différents sur la scène et c'est magnifique. Si tu regardes Cryptopsy, ils sont vraiment extrêmes, nous on est différents et chacun l'est aussi! Eux autres ils font des solos, et nous, on n'en veut pas!

Gary: On fait des shows et le monde est vraiment là. Mais dans notre tête, on est comme n'importe qui! Un gars qui est en avant de la scène et qui trippe a l'os, on est comme ça aussi, des fans de cette musique-là!

Pat: On fait maintenant le Métropolis, le Spectrum. C'est bien de jouer là-bas, mais le crowd est loin, surtout maintenant qu'il y a des barrières. Alors j'aime bien mieux manger des coups de n'importe quoi, comme de basse, j'ai été ouvert partout dans le visage, je pissais le sang, du vrai cette fois-là, mais ce n'est pas grave, j'aime ça!

Gary: Ça devient super intéressant, à cause de nos fans, on voit qu'après dix ans, notre foule est diversifiée. Sinon on se serait découragé. Quand t'as un band comme nous, qui ont 4 albums, maintenant un DVD, veut veut pas, t'as des dettes et tu veux au moins que ça marche un petit peu. On veut faire des shows le plus souvent possible, quand on n'en a pas pendant un mois, on capote!

Pat: NOS FANS! On veut vous voir!

Gary: Le mois d'avril a été tranquille, et on s'ennuie et on est content que ça recommence à bouger.

Pat: Rencontrer le monde, on se rejoint, avec les groupes et nos fans…

L'Édition Métallique: Que se passera-t-il avec vous dans les prochains mois? Des projets, une tournée, du studio?

Pat: BBQ chez Gary!

Gary: Bien sûr, il y aura des shows, comme celui du lancement de la compilation de Galy le 4 juin, et quelques festivals, comme le Cazaville show. Ensuite, on voudrait retourner faire quelques shows en Ontario avant la fin de l'année. On commencera à produire de la nouvelle marchandise vers la fin de l'année, probablement plus axée sur DVD. Parlant du DVD, on travaillera sur le lancement vers la fin mai. Si on peut sortir aussi un album pour le début de l'an prochain ça serait bien.

Pat: Faire un vidéoclip aussi!

Gary: Oui, un vidéoclip!

L'Édition Métallique: J'aimerais que vous nous parliez de votre " Tournée Volkswagen "!

Gary: Finalement ça a bien été. Une journée avant le départ, nous avons appris que nous n'avions plus de camion, donc nous avons dû annuler 6 shows. Il a donc fallu qu'on prenne une décision à savoir si on y allait ou non. Comme on a décidé d'y aller quand même, on a loué deux voitures et on est resté deux semaines. On a pu faire quelques shows étalés sur 14 jours, 8 shows. On a pu rencontrer plein de monde. C'est sûr que nous étions déçus au début à cause de l'histoire du camion, ça aurait pu être un désastre, mais ça a bien été.

Pat: On a pas mal été sauvés par Brian qui a déjà habité en Allemagne pendant 8 mois! Il connaît bien Mike, un gars qui a un bar qui nous a offert un logis gratuit. On allait au bar une fois de temps en temps.

Gary: Un soir, on a fait un show avec des Oï et des Skinheads dans la foule en Allemagne de l'est. On est pas trop " OÏ " mettons, mais finalement ça a bien été, ils ont apprécié la musique! J'ai vraiment eu la chienne ce soir-là, tout le band aussi. On s'est trompé, ils étaient super accueillants et pas violents du tout.

Pat: Oh oui on a vraiment eu la chienne. Mais finalement on a eu un bon show, et le voyage était super. Il y avait un gars dans la foule qui était énorme. À la fin du show, je débarque du stage et il se ramasse en avant de moi, me bloquant le passage. Je me suis dit : " Bon. Ça y est! " Mais finalement, il me prend, me pointe le stage et me dit : " Retournes là-bas !! ". C'était sa façon de dire qu'il avait aimé le show.

L'Édition Métallique: Si vous deviez me résumer l'histoire des Ghouls, depuis les premiers moments jusqu'au lancement de ce DVD, en quelques mots…?

Gary: Ça a commencé par une esti de grosse brosse! (rires)

Pat: C'est une évolution. Ok en quelques mots! C'est une évolution, musicale et amicale. Ça passe par-dessus la musique. On a vécu des choses, on est déjà arrivé à des places auxquelles on aurait pu dire : Fuck off! Et puis on ne l'a pas fait, ça forge le caractère.

Gary: En Ontario par exemple, où on a déjà juste mangé des beignes pendant 4 jours.

Pat: Évolution personnelle, l'accueil des foules en Ontario est différent par exemple.

Gary: Un bon show en Ontario, c'est 100 personnes! Ici, c'est différent, on a une bonne scène, du bon monde et une foule extraordinaire!

L'Édition Métallique: Les Ghouls, merci beaucoup et ce fut un plaisir. Aimeriez-vous rajouter quelque chose?

Pat: Merci à vous! C'est Gary " Monsieur promo ".

Gary: Le DVD s'en vient en magasin au mois de mai et ensuite il y aura le show de Galy le 4 juin au club soda, pour le lancement de la compilation. Ça va être un super show. Merci à tous!

Pour visiter le site des Ghoulunatics: http://www.ghoulunatics.com/



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