Rhapsody - The Magic of the Wizard's Dream
Par An Ocean Soul

Ce nouveau single de Rhapsody fut enregistré après la sortie de l'album Symphony of Enchanted Lands II. Sur cet album, Rhapsody était fier de nous introduire leur nouveau narrateur, le célèbre acteur britannique Christopher Lee (Saruman dans Lord of the Rings, Count Dooku dans Star Wars epidsode II et III, et surtout, pour les connaisseurs, ses premiers rôles de Dracula!). C'est seulement après l'enregistrement de l'album que le groupe eut mention des talents de M. Lee comme chanteur. Avant sa carrière d'acteur, Lee a suivi une formation en chant classique, et possède une voix de baryton très puissante. Ils décidèrent donc de reprendre la pièce The Magic of the Wizard's Dream, que l'on retrouvait sur Symphony of Enchanted Lands II, et d'y faire participer Christopher Lee en duo avec Fabio Lione. Comme M. Lee maîtrise de nombreuses langues, la pièce fut reprise en français, en anglais, en italien et en allemand. Une version orchestrale fut aussi enregistrée. La version digipack contient ces 5 nouvelles versions de la pièce, la version originale de l'album, et deux nouvelles pièces inédites, Autumn Twilight et Lo Specchio d'Argento. La version cristal, que j'ai entre les mains, n'à quant à elle que la version anglaise, la version française, la version de l'album, Lo Specchio d'Argento et the Last Angels' Call, prise elle aussi de l'album.

J'étais très sceptique avant de mettre ce disque dans mon stéréo. J'avais bien aimé Lee comme narrateur mais je ne croyais pas qu'il pourrait réellement être un bon chanteur, du moins du niveau à chanter avec Rhapsody. Mes doutes furent totalement démolis à la première écoute de The Magic of the Wizard's Dream! Sa voix enrichit énormément la pièce et la version originale avec simplement Fabio au vocal nous semble maintenant fade. Sa voix au chant n'est pas tellement différente de celle de ses narrations. Elle est grave, caverneuse et très puissante. Elle convient parfaitement au style de Rhapsody et contraste parfaitement bien avec la voix claire de Fabio.

La version anglaise est définitivement la meilleure version. La version française de la pièce est intéressante, mais à l'exception de quelques mots ici et là, elle est totalement incompréhensible! Si vous trouviez que Fabio avait un fort accent en anglais, attendez d'entendre son français! Les pièces en allemand et en italien ne se retrouvent malheureusement pas sur la version normale du single.

Quant à la pièce Lo Specchio d'Argento, il s'agit d'une très amusante composition style classique médiévale, très entraînante, amusante et assez agréable. Je commence à prendre goût à ces pièces chantées en italien!

Bien entendu, la production du single est admirable. Elle est co-produite par le groupe et Sascha Paeth et le visuel est très bien. Alors que le visage de Lee sur The Dark Secret était de mauvais goût, la photographie du groupe avec Lee en pleine action, entourés de leur chorale et de l'orchestre, est amusante.

Ce single est réellement un bonbon pour les fans de groupe. Il est sans intérêt pour découvrir le groupe, et ce n'est pas le genre de disque que l'on écoute régulièrement. Si vous aimez vraiment Rhapsody cependant, c'est un intéressant ajout à votre collection.



Power Métal Symphonique



Rhapsody - Symphony of Enchanted Lands II: The Dark Secret
Par Nikalakon

Power of the Dragonflame terminait, il y a deux ans déjà, l'époque de la saga qui avait propulsé Rhapsody dans les hautes sphères du Power métal, celle de l'Épée d'émeraude. Deux ans où les amateurs se questionnaient sur ce que Rhapsody allait produire. Plusieurs parlaient de changements de style alors que d'autres réclamaient haut et fort les bons vieux rythmes des débuts, ces rythmes accrocheurs, mais un peu moins techniques. Symphony of Enchanted Lands II est finalement sorti et semble accommoder un peu tout le monde. Bien sûr les changements ne sont pas radicaux. Ceux qui les exigeaient à tout prix et qui voulaient un Rhapsody sans fantaisies typiques ou même encore un Rhapsody Black métal n'ont qu'à aller écouter d'autres groupes qui vont les satisfaire davantage. Pourquoi Rhapsody abandonnerait un concept qui marche, qui plaît et, disons-le, qui rapporte? Symphony of Enchanted Lands II apporte toutefois son lot de changements et de plus, ceux qui les connaissent depuis les débuts verront un petit retour à l'origine. Ce retour n'est évidemment pas radical comme l'auraient peut-être voulus certains nostalgiques, mais il va chercher la passion qui, à mon avis, avait été un peu perdue lors des derniers albums.

On a affaire avec The Dark Secret à un album bien rempli qui tient en haleine du début à la fin, soit 72 minutes. Ces 72 minutes sont supportées par un orchestre symphonique, un chœur de voix et différents solistes, ce que Rhapsody n'avait jamais expérimenté auparavant. Déjà là, c'est un changement important et on s'en aperçoit dès la première chanson. En effet, à l'inverse du premier Symphony of Enchanted Lands, celui-ci est beaucoup plus orchestral et les chœurs ont un rôle majeur. Ce changement s'est toutefois fait au détriment de la symphonie, elle qui avait d'ailleurs déjà été quelque peu délaissée lors des dernières parution au profit de la technicité. Cette fois-ci encore, on a préféré expérimenter d'autres univers plutôt que de revenir à cette symphonie qui caractérisait le premier SOEL. L'orchestration et les choeurs ont aussi remplacé les petits rythmes classiques typiquement vivaldiens pour ne laisser qu'une impression de grandeur. Le meilleur terme qui caractérise cet album est d'ailleurs celui de grandiose. Ceci étant dit, on doit alors dire adieu aux petits rythmes simples et accrocheurs des débuts. Ici, chaque morceau semble avoir été créé de toutes pièces pour construire une ambiance calculée où se mêlent mélodies médiévales, orchestration magnifique et choeurs grandioses. Avec Christopher Lee comme narrateur, le summum est atteint: l'album est un véritable petit bijou musical dont rien n'a été oublié. Les deux années de production n'auront donc pas été vaines et SPV, le nouveau label peut se féliciter de sa production. L'ambiance musicale est tout simplement parfaite. Le seul point faible, ce sont les balades. Elles ne semblent pas entrer dans cette atmosphère de grandeur créée par l'album et, bien qu'elles soient des pièces respectables, elles se mêlent difficilement au reste de l'album. On a comme l'impression qu'elles ont été rajoutées à la toute fin, question de calmer le débit rapide et entraînant de l'album. Il est vrai que sans elles, l'album aurait semblé un peu lourd et surchargé mais malgré leur rôle crucial, elles ne sont tout simplement pas à la hauteur. Dommage.

Si la saga de l'Épée d'émeraude est terminée, Luca Turilli n'a pas abandonné pour autant ses textes fantastiques avec des démons maléfiques et un héros glorieux. De ce côté-là, rien n'a changé, l'histoire reste typiquement dans le, pardonnez-moi l'expression, cheesy. Malgré tout, les textes vont rudement bien avec la musique et pour cela, chapeau à M. Turilli. Les paroles ne sont pas lancées en l'air que pour donner un look fantastique à l'album. Le trio Turilli-Staropolli-Lione reste sans contredit le maître du genre.

En conclusion, il est vrai que les critiques pullulent contre ce nouvel opus de Rhapsody pour différentes raisons (la plupart étant que certains amateurs sont saturés du style et en veulent au groupe) mais objectivement, c'est un album mature avec une production parfaite et des riffs qui plairont aux vieux fans de par leurs mélodies typiques, comme aux plus récents de par leur mise en scène. Comme Symphony of Enchanted Land nous avait accrochés autrefois en nous lançant dans le power symphonique, le numéro deux saura sans contredit accrocher les nouveaux petits amateurs en les lançant cette fois-ci dans le power orchestralement grandiose.


Power Métal Symphonique



Rhapsody - The Dark Secret
Par An Ocean Soul

Je n'ai probablement pas besoin de vous présenter Rhapsody, le plus gros groupe de Power Métal italien de l'heure. En seulement 7 ans (leur premier album Legendary Tales est paru en 1997) ils ont réussit à se hisser au sommet de la scène Power Métal internationale. Leur style, qu'ils nomment eux-mêmes Hollywood Métal, est un excellent mélange de Power Métal rapide et entraînant, de musique classique, cinématique et folklorique. Ce nouveau MCD, The Dark Secret, est le premier volet de leur nouvelle saga ayant pour personnage principal Dargor. Les fans reconnaîtront le personnage que l'on a connu dans la première saga. Il y avait eu plusieurs idées lancées quand la saga de la Emerald Sword fut achevée, mais je trouve que de faire évoluer leur propre univers fantastique en reprenant l'histoire sous l'aspect d'un autre personnage est vraiment une excellente idée. Une fois de plus, les terres enchantées sont menacées par le réveil d'un terrible démon sombre et maléfique du nom de Dekron. Et Dargor semble être la clé de la survie d'Algalord. Mais est-ce que cet être mi-démon saura résister à sa nature maléfique?

Bon, comme toujours ils ne font pas dans la grande littérature, mais l'histoire est sympathique. Et surtout elle est très bien transmise par la musique. Rhapsody semble être retourné vers ses influences classiques pour ce nouveau départ. Plusieurs passages, comme la pièce Sacred Power of Raging Winds, se rapprochent du style de Symphony of Enchanted Lands. La pièce Guardian of Destiny se rapproche plus de leur autre MCD Rain of a Thousand Flames, qui lui est plus axée sur l'ambiance, avec des touches plus marquée d'influences de films et de musique folklorique. Unholy Warcry me rappelle leur Dawn of Victory et ses refrains rapides et frappants. Quand à Thunder's Mighty Roar, c'est du Power of the Dragonflame pur et dur, avec la voix plus black que Fabio prend pour ce morceau beaucoup plus agressif. Mais ils n'ont pas juste remâché leurs anciens albums. On peut voir un retour, mais il y à vraiment une progression du style. L'album est très intense, chargé à chaque moment d'une sensation épique qui donne cet aspect que tant déteste, mais qui est l'essentiel même du style de Rhapsody. Ils nous font sentir la grandeur des sagas qu'ils racontent. Cet album est beaucoup plus symphonique et on retrouve plus de passage mélodique que dans leur dernier album, ce que j'ai vraiment aimé. Les orchestrations sont mieux exécutées, les compositions plus variées dans leurs émotions.

Les musiciens sont toujours aussi excellents techniquement. Leur nouveau bassiste, Patrice Guers, remplit parfaitement le rôle. La voix de Fabio Lione semble s'être améliorée, il est définitivement meilleur que sur Power of the Dragonflame! Avec cet album, je peux affirmer que c'est réellement un des meilleurs chanteurs de la scène Power Métal.

Le livret est visuellement très bien fait, sauf pour un détail : l'illustration de la couverture est vraiment terrible! Bien sûr, un changement de leurs anciennes illustrations fantastiques est bien, mais la remplacer par une simple photo de Christopher Lee est un peu décevant. Par contre, la présence de l'acteur, qui fait les narrations sur l'album, est un excellent atout. Sa voix est probablement caractéristique du maître sorcier depuis qu'il à joué (avec brio je dois dire) le rôle de Saruman dans la trilogie du Seigneur des Anneaux. Il permet donc de renforcer l'atmosphère de récit de l'album.

The Dark Secret est donc un mini album d'une très grande qualité qui démarre admirablement bien la nouvelle saga de Rhapsody. Ne vous attendez à rien de vraiment nouveau, c'est toujours le Rhapsody que l'on connaît, mais ils ont réussit à donner un album qui, au lieu de me lasser de leur style, me fait anticiper le prochain! (qui sort à la fin du mois de septembre d'ailleurs). Avis à tous les fans, l'épopée recommence! Yeaah!


Power Métal Symphonique



Rhapsody - Power of the Dragonflame
Par An Ocean Soul

Rhapsody est de retour avec la grande conclusion de la saga de l'Épée d'Émeraude. Et quelle conclusion mes amis! Cet album est sûrement leur plus grand chef-d'oeuvre jusqu'ici!!!

Dans le style, c'est toujours ce bon vieux Power Métal épique et symphonique que Rhapsody a lui-même projeté au sommet de sa popularité, mais avec un changement notable : Power of the Dragonflame est leur album le plus agressif, rapide et puissant, sans toutefois perdre de vue le coté symphonique et médiéval du groupe. Les compositions oeuvrent dans le Rhapsody typique : de ce côté là, rien n'a réellement changé, si ce n'est qu'elles deviennent toujours un peu plus complexes et techniques. Fabio Lione nous démontre sur cet album toute l'étendue des ses capacités vocales en passant d'une voie presque Death métal sur When Demons Awake, à une puissante voix d'opéra sur Lamento Eroico, une chanson totalement en Italien qui se prête parfaitement au style épique de Rhapsody. Coté texte, la saga d'Émeraude se poursuit, trouvant sa conclusion dans une tournure très surprenante qui m'a bien plût. Il est dommage cependant qu'on la perde quelque peu dans une surabondance de clichés fantastiques. L'écriture n'est pas réellement le point fort de notre cher Luca, il devrait s'en tenir à la guitare, chose qu'il fait merveilleusement bien. La production, une fois de plus signée Sascha Paeth, est parfaite. Le son est clair et puissant, comme à ce que l'on pouvait s'y attendre de l'un des producteurs les plus renommés de la scène Métal.

Une fois de plus, Rhapsody nous prouve qu'il occupe une place importante parmi les grandes figures de la scène Power Métal internationale. Un grand groupe, et un album à la hauteur de sa réputation.


Power Métal Symphonique



Rhapsody - Dawn of Victory
Par Frankster

Symphonique, classique, épique, tant d'adjectifs pour qualifier la musique de Rhapsody. Du power métal exceptionnel incluant des instruments classiques tels le piano, le violon, la flûte, et qui nous transporte dans l'univers des chevaliers et des dragons. Ce n'est évidemment pas pour toutes les oreilles, c'est le genre de musique qu'on adore ou qu'on déteste. Pour ma part, j'aime bien ce qu'ils font même si je haie généralement le power metal. Rhapsody réussissent à m'entraîner très loin des ambiances brutales que j'ai l'habitude d'écouter. Ceci est dû entre autres à l'immense talent des musiciens qui composent cette formation, dont Luca Turilli, qui est simplement un dieu de la guitare et de l'orchestration. La voix est assez puissante et même si je ne " trippe " pas beaucoup sur les voix claires, je dois reconnaître que Fabio Lione en a dedans. Il est également accompagné de choeurs de chant qui viennent rehausser le côté épique. Le drum est plutôt monotone, comme dans tout album power metal ( raison pour laquelle je n'aime pas vraiment le style). L'album est un peu moins atmosphérique que Symphony of Enchanted Lands, les pièces étant un peu moins longues, et il n'est plus " punché "comme Legendary Tales. La qualité du son est impeccable et on discerne très aisément tous les instruments, même s'il y en parfois beaucoup à la fois. Le seul défaut ici est le manque d'innovation. C'est aussi très joyeux comme métal et les âmes torturées n'y trouveront pas leur compte. Par contre, tous ceux qui ont assez d'ouverture d'esprit devraient apprécier.


Power Métal Symphonique



Rhapsody - Symphony of Enchanted Lands
Par Frankster

Voici le second opus du meilleur band power italien. Ce n'est pas du power typique, mais bien symphonique puisque tout un orchestre classique accompagne le groupe avec choeur de chant y tout. Habituellement je n'aime pas les voix clair (à l'exception de Bruce Dickinson) mais celle de Fabio Lione est vraiment puissante. Les paroles traitent de le quête d'un chevalier qui doit retrouver l'épée d'émeraude afin de buter le méchant Black Lord. Le livret est vraiment beau et surtout infiniment long et contient une carte du monde où se déroule l'histoire. Les paroles y sont inscrites en chapitres comme un livre à la manière de Bal-Sagoth. Ce disque est beaucoup plus évolué que le premier et sonne vraiment comme une bande sonore d'un film épique. Du power métal et de la musique classique, c'est brillant, majestueux et c'est surtout un des meilleurs albums de l'histoire du métal.


Power Métal Symphonique



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