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Par
Nikalakon |
L'annonce de la mort du groupe, qui fut sans contredit LE maître du black métal symphonique depuis la sortie de leur premier album: Moon in the Scorpio, en a sans doute attristé plusieurs, mais leur mélodie restera encrée dans les mémoires des fans pour de nombreuses années encore. Limbonic Art n'était pas seulement un de ces nombreux groupes de black métal comme on en trouve tant, non, Limbonic Art était plus que ça. Leur style a toutefois changé pour ce qui est des deux derniers albums, laissant un peu de côté les claviers et la symphonie au profit de plus de brutalité, mais l'album qu'on a ici se situe àl'apogée de leur époque symphonique, soit juste avant leur changement de style.
L'album commence avec une intro envoûtante. Un mélange de murmures de fonds, de rires diaboliques, de sons macabres, le tout avec une ambiance sombre qui accélère de plus en plus pour finalement exploser avec la batterie et la voix typiquement black métal. La chanson laisse toutefois beaucoup de place, ce qui n'est pas pour déplaire, aux claviers et à la symphonie. Souvent, la voix arrête pour laisser la place à des montées en force du clavier, qui ébahissent avec leur originalité, leur type d'ambiance et leur variété. En effet, la chanson n'est aucunement linéaire, et n'est surtout pas fondée sur une seule ambiance, la longueur de la chanson en témoigne (comme c'est la cas pour toutes les chansons de l'album d'ailleurs). La fin est tout simplement remarquable: une baisse du rythme, un son intriguant qui débouche sur l'agressivité du début de la deuxième chanson avec un cri diabolique qui touche profondément les entrailles.
Cette deuxième chanson continue l'agressivité de son début en bombardant avec la vitesse des percussions et en mélangeant cette fois ci cette agressivité avec le clavier qui connote ici un rythme diaboliquement joyeux. L'originalité n'est dès lors plus à démontrer. Du clavier joyeux comme ça dans du black métal, on ne voit pas ça très souvent. Le reste de la chanson continue dans la même veine : mélange de clavier très présent avec une voix et un beat de batterie typiquement black métal. Bref, c'est le clavier qui fait de Limbonic Art un groupe à part.
La troisième chanson commence sûrement avec la meilleure mini-intro que j'ai eu l'occasion d'entendre et c'est peu dire. Les 20 premières secondes sont comparable à un film comique de maison hantée. Ensuite, le beat box de la batterie embarque sur ce son déjà mi-joyeux mi-diabolique pour terminer en beauté cette minute d'introduction. Dès que la voix embarque, la chanson prend son envolée. Les paroles de cette chanson, comme des autres d'ailleurs, sont plus ou moins originales. Sujet #1 : la mort. Bien que le style d'écriture soit loin d'être aussi mauvais que beaucoup d'autres groupes, les rimes, le vocabulaire somme toute varié et le style métaphorique relativement intéressant ne changent rien au fait que le sujet a été des milliers de fois abordé et qu'il n'y a plus beaucoup place à l'originalité. Pour revenir à la chanson, elle est dans le même style sauf pour son intro, que les deux premières (soit du clavier et de la brutalité).
Le reste de l'album est dans ce même moule de black symphonique mais avec des soubresauts de clavier au son joyeux qui surprennent à chaque fois (les début des 6e et 8e chansons en témoignent). D'après moi, l'album serait beaucoup moins extraordinaire sans ces passages originaux. L'album est donc définitivement à se procurer dès la fin de la lecture de cette critique ; il est rare que je donne la note parfaite à un album et donc quand c'est le cas, l'album le mérite vraiment.

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