Emperor - Anthems to the Welkin at Dusk
Emperor - 

					Prometheus, the Discipline of Fire and Demise
Par Le Philosophe Athé

Anthems to the Welkin at Dusk est la deuxième œuvre complète de la formation norvégienne et probablement la plus brutale de toutes. Une longue introduction médiévale précède la première pièce black métal de l'album dont la mélodie d'ouverture a été composée par Euronymous. Ensuite, la grandeur et la puissance sont incessantes. Le son de cette époque d'Emperor est assez particulier. La batterie est très audible tandis que les guitares sont quelque peu nébuleuses et que la voix se camoufle timidement dans cette tempête nordique. En somme, ce n'est pas raffiné, mais l'attaque sonore est très remplie puisqu'elle n'a pas été trop filtrée ni épurée. Stratégie traditionnellement black métal.

Trym est particulièrement incroyable sur plusieurs pièces. Sa rapidité et son endurance sont inhumaines. En alliance avec les guitares tranchantes de Samoth et Ihsahn, les percussions sont réellement destructrices. Dans ce cataclysme d'instruments à cordes, on n'entend pas la basse. Elle se fond dans le reste. Ici et là, des claviers sont ajoutés pour agrémenter les mélodies des guitares. Ihsahn fait preuve d'un tact inouï dans l'utilisation de cet instrument. Il faut dire qu'avec "In the Nigthside Eclipse", Emperor s'est souvent fait étiqueter comme étant symphonique. Avec Anthems to the Welkin at Dusk, les doutes se sont éclipsés (sans mauvais jeu de mots). Emperor n'est pas symphonique. Emperor est unique et légendaire. Chacun de leur album l'est.

Atmosphères étranges et segments agressifs se chevauchent pour créer une œuvre dynamique et accrocheuse. Un parfait équilibre entre le brutal et le mélodique. Anthems to the Welkin at Dusk est un album quasi-parfait. À noter que la réédition CD comprend le EP Reverence ainsi qu'une piste multimédia pour l'ordinateur. (Vidéo de "The loss and curse of reverence")

Incontournable.

9.5/10

Black Métal


Emperor - Prometheus, the Discipline of Fire and Demise
Emperor - 

					Prometheus, the Discipline of Fire and Demise
Par Nakhtal Frost

Le voici enfin, le dernier album d'une légende vivante du black métal. Comme vous le savez probablement déjà, Prometheus est le swansong d'Emperor. Bien qu'il soit encore un peu tôt pour le qualifier d'album de l'année, il n'est nul doute quant à la qualité supérieure de celui-ci. Tout en nous plongeant dans la mythologie grecque à travers l'histoire de Prométhée, The Discipline of Fire and Demise poursuit l'évolution entamée avec IX Equilibrium dans la saga impériale. Encore plus death que son prédécesseur, il serait réducteur de le considérer comme un album de black métal. Les neuf pièces qui nous sont présenté renferment des influences très diverses allant d'un extrême à l'autre. The Eruption commence avec quelques mélodies néo-classiques à la Peccatum, pour ensuite frapper avec un riff digne de Cannibal Corpse. D'ailleurs, The Prophet n'est pas sans rappeler certaines pièces de Morbid Angel du temps de Domination. Je n'en dirai pas plus pour vous laisser découvrir les nombreuses autres surprises que renferme ce monument du métal extrême. Disons quand même que Prometheus combine les riffs chaotique d'Anthems avec le coté plus expérimental de IX Equilibrium. Coté performance, Ihsahn a atteint un nouveau sommet en tant que guitariste, chanteur et compositeur, Trym est excellent comme on s'y attend et n'oublions pas Samoth, pour qui suivre les riffs d'Ihsahn n'a probablement pas été une mince affaire (sans vouloir dénigrer son talent, loin de mois cette idée hérétique!). Finalement, Prometheus plaira sans aucun doute à ceux qui ont apprécié IX Equilibrium mais peut-être pas aux purs et durs de la première heure. Long lives the legend of Emperor!

9.5/10

Metal


Emperor - Prometheus, the Discipline of Fire and Demise
Emperor - Prometheus, the Discipline of Fire and Demise
par Cruelty

De loin l'un des disques les plus attendus dans l'univers du métal cette année, "Prometheus" est loin d'être décevant! Il s'agit même du disque de l'année! Après un "IX Equilibrium" qui en avait déçu quelques-uns, Emperor nous laisse avec tout ce que nous pouvons demander, le plus beau black métal symphonique possible. Et oui, malheureusement, il s'agit du dernier oeuvre que va nous offrir ce groupe déjà légendaire, et en plus de ça, ils ne feront même pas de tournée... Les membres vont surtout se concentrer sur leurs side-projects ( Peccatum et Zyklon par exemple ). Toutes les pièces de "Prometheus" ont été écrites par Ihsahn ( guitares et vocals ) qui nous démontre encore une fois pourquoi il est considéré comme l'un des plus grands génies du métal actuel. "Prometheus" est un disque extrêmement complexe, constitué d'arrangements harmonieux entre les voix claires de son propre cru et sa voix de black habituelle. La dernière pièce de l'album, "Thorns on my Grave", termine à merveille la saga d'Emperor. Malgré le fait que le groupe se soit maintenant séparé, je doute qu'aucun autre soit en mesure d'égaler les exploits que ses musiciens ont accomplis. Emperor ne sera jamais oublié ! Emperial Regards!

10/10

Black Metal



Emperor - IX Equilibrium
Emperor - IX Equilibrium
par Ekinox

Pour commencer je dois vous dire que certains fans d'Emperor seront déçus de cet album. En écoutant cet album, je me dis, mettons que c'est pas In the nightside eclipse. C'est un très bon album c'est original, du death avec du clavier, avec un drum déchainé et les vocals Ishaan. Les pièces sont très bien composées, et pas mal plus techniques que les précédents albums, c'est rare que les 2 guitares font la meme chose. Je dirais que le résultat est très bon et les morceaux nous transportent dans un univers mélancolique (voir An elegy of Icaros).

8/10

Black Metal



Emperor - IX Equilibrium [Version Digipack]
par Ekinox

J'ai déja fais un review de cet album mais une nouvelle version du CD vient de sortir. Avec 2 pièces de plus et dans un beau digipack. Les pièces de plus sont Curse you all men (live) avec un son excellent à part la voix que l'on entend peu et Sworn version remixé par les membres d'Ulver. Assez spéciale comme pièce, je dirais même que c'est excellent tout les riffs sont là, mais les ambiances dégagées sont encore plus bizarres, ça vaut le peine d'être entendu.

8.5/10

Black Metal



Emperor - In The Nightside Eclipse
Par Roadkill

Comment ne pas connaître cet album ou, pire encore, ne pas l'avoir en sa possession!? Inculte êtes-vous si vous ne le connaissez point, car c'est sur ce même album qu'est fondé le mur aujourd'hui haut élevé par-dessus bien d'autres genres... celui du Black Métal Symphonique!

Emperor a su se démarquer à l'époque en ajoutant du clavier à ses pièces, ce qui fût très mal vu, mais qui a propulsé le Black Métal en avant, d'un bon prodigieux. Sur le MiniCD éponyme, on remarque aussi le clavier, mais cet album passa plutôt inaperçu à l'époque. Ici, Emperor abandonne le son Nécro de "Emperor MCD/Wrath Of The Tyrant" pour un album mieux enregistré, qui suscite tout autant notre attention que son prédécesseur, mais d'une autre façon, l'ambiance ayant drastiquement changée.

Depuis "Emperor MCD/Wrath Of The Tyrant", Emperor a progressé musicalement d'une manière phénoménale. Cette fois-ci, la bande à Ihsahn et Samoth a réussi à trouver un batteur qui sait jouer (Faust), sans pour autant en arriver à défoncer le mur du son! Le bassiste Mortiis a quitté le groupe pour cause de divergences d'opinion et est parti par la suite former son groupe d'un style complètement différent de celui d'Emperor.

Dès le début de l'album, qui commence avec l'introduction musicale "Into The Infinity Of Thoughts", on peut sentir le vent nouveau qui souffla sur la scène à l'époque, cette composition débordant d'énergie malsaine. Ensuite survient le chaos dévastateur de "The Burning Shadows Of Silence", une pièce qui démarre très bien la saga du nouveau Emperor. Les ambiances apportées grâce à l'utilisation du clavier se font aussitôt sentir, de manière fort agréable d'ailleurs.

"Cosmic Keys To My Creations & Time" est une pièce tirée du miniCD d'Emperor, tout comme "I Am The Black Wizards". Ces deux titres semblent pourtant trouver sans aucun problème leurs places au sein de l'album, qui ne serait d'ailleurs jamais complet sans la présence de telles compositions.

"Cosmic Keys To My Creations And Time" démontre que, désormais, les membres du groupe on atteint un nouveau sommet en matière de composition, tout comme "I Am The Black Wizards", qui est basée sur un air très simple, mais tout en étant assurément par le fait même l'une des meilleures pièces du groupe. "Beyond The Great Vast Forest" révèle quant à elle le côté plus ancien côté du groupe, avec un riff très agressif... mais des vocalises un peu plus calme du côté d'Ihsahn, qui a peut-être appris à chanter avant l'enregistrement du disque, sait-on jamais!

"Beyond The Pantheon" réserve quelques surprises, car elle commençe sur un air plutôt inhabituel, mais repart aussitôt sur un rythme plus lent que celui offert précédemment. "The Majesty Of The Nightsky" se démarque du lot, cette pièce offrant l'ambiance la plus forte, utilisant beaucoup de mélodies de clavier proches du style classique. Puis la chanson change complètement de registre pour donner sur un air calme... on croirait presque que l'album se termine ainsi, mais quelques surprises nous sont dévoilées
vers la fin!

Après "I Am The Black Wizards", l'album se termine sur une chanson étrange pour l'époque et le style : "Inno A Satana", une pièce comportant des voix claires! Rassurez-vous cependant, cela n'enlève rien à la chanson, au contraire.

À noter que la réédition de 1998 contient 2 pièces bonus : "A Fine Day To Die" et "Gypsy", qui se démarquent complètement du reste pour cause de technicité extrême, se situant de par ce fait à l'époque "Equilibrium IX". Un choix quelque peu anti-chronologique si on les compare au reste des chansons, et un album qui se termine de façon plutôt étrange, l'ambiance initiale ayant été métamorphosée, transgressée, ruinée même.

L'opus merveilleux qui nous est offert entre les murs sonores d' "In The Nightside Eclipse" regorge de qualités musicales, notamment une guitare puissante et une batterie qui sait faire la différence lorsqu'il s'agit de travailler avec l'ambiance ou non. Notons aussi qu'Ihsahn a fait de bons progrès comparé à la cacophonie qu'il nous faisait endurer auparavant. La basse demeure malheureusement presque toujours enfouie sous les riffs pesants, par contre.

Même l'image de couverture fait preuve d'une grande beauté... j'adore le bleu! Les textes sont énormément travaillés et recherchés. Après une prestation aussi excellente, voire presque parfaite de la part du quatuor, on peut se rendre compte que - surprise! - Emperor n'a pas terminée son évolution et que certaines pièces qui étaient déjà excellentes à l'époque (93-96), ne sont que des avant-goûts de ce que Emperor livrera par la suite, soit l'excellent "Anthem To The Welkin At Dusk".

Emperor est un groupe qui se surpasse à chaques album, nous laissant un héritage musical riche et diversifié. Tout grand fan de Black Métal devrait avoir cet album, même ceux qui sont sceptiques à propos du genre.

Emperor a su réaliser ici un exploit qui restera dans l'histoire du Black Métal.

Hails, Emperor!


Black Métal Symphonique



Emperor - Wrath of the Tyrant
Par Empereur GHOULE

*La critique suivante fut initialement publiée en l'an 2000, sur un autre site web. Ce dernier étant devenu inactif depuis, l'auteur de la critique a décidé de la publier ici, afin de lui permettre d'échapper au Néant virtuel*

Pardonnez-moi l'expression mais " Dieu que je les adore! ". EMPEROR, du Vrai, du Pur et du Bon, sur toute la ligne! Repassant derrière MAYHEM qui innove en décapant les tympans de glauque noirceur souvent trop agressante, le rouleau aux multiples couleurs d'EMPEROR ajoute incessement de nouvelles teintes dans la sinistre tapisserie du Black Métal Profond.

Évidemment, avant le Bleu, le Vert, le Brun et le Gris des quatre derniers albums, il y a eu le Blanc, le Noir et le Rouge des premiers temps, les couleurs titres de "Wrath Of The Tyrant". Celles d'un Black primitif pur, libéré des airs pré-enrégistrés, coupé de l'aide esthético-sonore qu'apporte la facilité de ProTools (logiciel de montage audio couramment utilisé), enregistrées sur cassettes de qualité inférieure à partir d'instruments bas de gamme... et tout cela, pour le plaisir absolu du fan de régression musicale... le MEILLEUR ABSOLU de l'époque Black Raw/Nécro/Primitif! Enfin, à dire vrai, les quatre premières chansons du disque, soit "I Am The Black Wizards", "Wrath Of The Tyrant", "Night Of The Graveless Souls" et "Cosmic Keys To My Creation And Times" constituent en réalité des reprises de ces classiques d'EMPEROR et bénéficient d'un meilleur enregistrement que les autres chansons, ces dernières endisquées tel que tel.

Quoiqu'il en soit, les quatre reprises BÛCHENT EN TABARNAK! Et pourtant, Black Primitif ou pas, on retrouve quand même des mélodies, et ce, sur toutes les chansons! Incroyable... les chansons originales demandent toutefois une attention plus particulière, puisque plus difficiles à assimiler au début (du vrai Black Profond, quoi), mais pourtant scintillantes du génie mélodique d'EMPEROR. Un chef d'oeuvre en Blanc, Noir et Rouge du meilleur groupe de Black ayant jamais existé. Avec le line-up original formé de ces légendes du milieu que sont Ihsahn, Samoth, Mortiis et Faust. Procurez-vous le pour la voix arrache-murs d'Ishahn, la guitare électrocutante de Samoth, la batterie militaire de Faust et la basse hyper-distortionnée de Mortiis!

Attention par contre, sur le démo original de "Wrath Of The Tyrant", le groupe ressemblait davantage à : Ihsahn aux vocalises et guitares, Mortiis à la basse et Samoth à la batterie!

À apprécier entre deux écouteurs, la nuit, les lumières fermées... TERREUR GARANTIE!!!!!


Black Métal teinté de Noirceur Pure



Emperor - Wrath of the Tyrant
Par Pedocannibal

Cet album est constitué de leur premier CD, "Emperor", enregistré en 1992, lorsque le black se déchaînait, et de leur premier démo "Wrath of the Tyrant". La première fois que j'ai écouté cet album, j'ai été fortement déçu, à cause des compositions que je trouvais assez faibles en comparaison avec leur tout nouveau (et dernier) album que j'avais eu la chance d'écouter: "Prometeus - The Discipline of Fire and Demise" mais cet album se révéla à moi tout d'un coup, lorsque je l'écoutai dans le noir total. C'est à ce moment que j'ai remarqué à quel point cette musique était noire et sombre. L'ambiance est vraiment "dark" sans être trop mélancolique, ça reste aggressif et totalement démoniaque tout le long! Cet album donne réellement le goût d'aller sacrifier une vierge dans un cimetière pendant la pleine lune!! ;-) Certes, la qualité du son n'est pas excellente (surtout sur "Wrath..." car il a été enregistré sur un 4-track et gardé ainsi, même si le démo a été réédité, pour préserver le son dit "necro") et ceci ne fait que rajouter encore plus à l'ambiance noire et sale. Bref, un excellent album à écouter dans le noir ou tout simplement pour donner plus d'ambiance à vos prochains sacrifices sataniques!!

7.5/10

Black Métal



© Tous droits réservés
L'Édition Métallique 2001