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Par
Loutzenheiser |
Pendant un certain temps, Cradle of Filth s’appropriait tous les gros titres parlant d’un groupe de black métal qui recruterait les services d’un orchestre symphonique pour son prochain album. Tous les gros titres jusqu’à ce que « Death Cult Armageddon » sorte, dis-je. Alors que ces deux rois de la montagne du black mélodique se livraient la bataille encore cette année, Dimmu Borgir sont sortis vainqueurs avec un album tout aussi prétentieux que celui de Cradle, mais qui a finit par être plus symphonique, épique et agressif. Le guitariste Silenoz disait que cet album était la trame sonore de la fin du monde. Le désaccord est difficile à trouver.
En premier lieu, « Death Cult Armageddon » doit être l’un des plus puissants albums de black métal enregistré depuis le début du nouveau millénaire, a même titre que (dans aucun ordre particulier) « Sons of Northern Darkness » de Immortal et « Sheol » de Naglfar. Dimmu Borgir se sont pratiquement transformés en équipe étoile : le chanteur Shagrath, le batteur Nick Barker, les guitaristes Silenoz et Galder (de Old Man’s Child), le bassiste et chanteur clean Vortex et, le dernier mais non le moindre, le claviériste Mustis. Cependant, seul une équipe étoile pourrait créer un album de black métal qui éventuellement perça le Billboard américain. Non! N’ajustez pas vos instruments oculaires, « Death Cult Armageddon » s’est retrouvé sur le « Billboard Top 200 » au #169 après une semaine de ventes. Il s’est aussi approprié la position #7 du « Billboard Heatseeker ». Parlant de percée, même si Cradle of Filth se sont joint à Sony Music pour leur excellent album, le label Nuclear Blast a fourni amplement de support pour réaliser DCA. La production est très claire et sonne comme si elle provenait d’un label majeur.
Se dirigeant vers la musique, le point évident à mentionner ici est que Dimmu ont collaboré avec l’Orchestre Philharmonique de Prague sur cet album. Mes deux pistes préférées mettent en proéminence l’OSP : « Progenies of the Great Apocalypse » et « Vredesbyrd », l’OSP a aussi un profond effet sur la toune « Eradication Instincts Defined ». Mes autres préférées sur l’album incluent « Allegiance », « Allehelgens Død I Helveds Rike » et « Cataclysm Children ». Un autre item que la plupart des gens n’ont probablement pas aperçu jusqu’à ce qu’ils lisent les crédits de l’album est qu’Abbath, l’ex front man de Immortal, prête sa voix à ma toune préférée ainsi que sur « Heavenly Perverse ». J’étais déchaîné au son de « Progenies » quand je me suis rendu compte que Shagrath sonnait vraiment comme Abbath. J’étais ravi de m’apercevoir que j’avais raison! Aussi, il serait peut-être négligent de ma part de ne pas mentionner l’utilisation de « gros » mots sur l’album, telle est la coutume avec Dimmu Borgir (Diabolical Fanaticism??), sauf que, tout le monde connais bien cette formule et elle ne change pas ici, les riffs meurtriers, la batterie frappante et tout le reste qui a rendu Dimmu aussi populaire ne changent pas non plus.
Une chose a changée avec la sortie de cet album, une chose qui ne s’était pas produite auparavant. Une pièce de Dimmu Borgir est devenue une de mes préférées de tous les temps! Dans mon humble opinion, « Progenies of the Great Apocalypse » pourrait bien être la meilleure toune que Dimmu aient enregistré jusqu’ici. Elle contient le meilleur que Dimmu a à offrir : l’infâme rauquement de Shagrath, une partie clean fantastique par Vortex, le jeu chirurgical de Nick à la batterie, des riffs de guitare incroyablement puissants et un air menaçant et hautain sans pareil. Mais le résultat est pas mal plus grandiose que la somme de ces parties. C’est épique sans bon sens, c’est d’une grandeur que n’importe quelle autre toune que Dimmu aient composé ne peut atteindre. Cette pièce est vraiment le pinacle de 6 musiciens au sommet de leur art et elle est propulsée vers l’avant par une gargantuesque orchestre symphonique de 48 instruments ainsi qu’un duo entre deux des chanteurs black les plus renommés. La chanson est ce qu’il y a de plus complet et Dimmu l’ont compacté en un mastodonte de 5 :17 qui semble beaucoup trop court une fois arrive à la fin.
Finalement, seul la pure cruauté et haine de « Sheol » de Naglfar aura su battre cet album pour s’approprier le fameux trophée de l’Album de l’Année de Loutzenheiser (notez le sarcasme). L’art de la pochette est tiré du monde de science-fiction de la collection de cerveaux dérangés de Dimmu Borgir. D’une beauté et d’une destruction à en couper le souffle. Cet album est recommandé à TOUS les fans de la musique métal. Il a quelque chose pour vous, croyez mois! La seule question qui reste est : que feront Dimmu Borgir à partir de maintenant? Après 63 minutes envoûtantes, après 11 pièces d’une puissance destructive, que reste-t-il à faire? Peu importe, il faudra malheureusement que ça commence avec un nouveau batteur… En effet, Nick a été renvoyé du groupe à la fin de janvier pendant que les rumeurs que Tjodalv, ex batteur de Dimmu Borgir / Susperia, serait rapatrié par le groupe tournoyaient. On ne peut qu’attendre le déroulement des évènements.
Site du groupe: http://www.dimmu-borgir.com/

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