Dillinger Escape Plan - Miss Machine
Par Dr. Taker

Voici le 3e album de Dillinger Escape Plan sur l'étiquette Relapse Records, Miss Machine. À la première écoute de Miss Machine, il est assez difficile de savoir ce qu'on en pense vraiment. Les éléments chaotiques des albums précédents sont toujours présents, mais amenés de façon différente, voire de façon un peu plus cohérente. À cela, ajoutez des voix plus chantées que ce à quoi nous sommes normalement habitués avec DEP, des bouts plus industriels, comme référence voir la pièce "Phone Home", on croirait entendre une chanson de Nine Inch Nails et des morceaux beaucoup plus "catchy".

C'est un album beaucoup plus calme que tout ce qu'ils ont pu faire auparavant, on a souvent l'impression de ne pas reconnaître le groupe et avec raison parce que les petits ajouts mentionnés plus haut sont très présents. La voix "clean" du nouveau chanteur est peut être trop présente, ça enlève déjà beaucoup de violence au groupe, chose que je trouve un peu triste. L'album que le groupe a fait juste avant celui-ci, "Irony is a Dead Scene" sorti sur Epitaph en 2002, en collaboration avec Mike Patton, annonçait peut être déjà un grand changement sur le son futur du groupe.

Ceux qui aimaient DEP pour le son violent seront peut-être très déçus avec cet album, mais d'un autre côté, ceux qui aimaient le groupe pour ses influences multiples et son originalité ne seront certainement pas déçus, car de l'originalité et de l'expérimentation il y en a beaucoup dans ce merveilleux album qui devrait attirer un plus vaste auditoire pour le groupe. Pour ceux qui ne connaissent pas encore DEP, je ne saurais pas si c'est celui-là est à conseiller en premier car moi-même je ne sais pas si je préfère "Miss Machine" ou "Calculating Infinity" étant donné leurs grandes différences. Si vous voulez vous initier de façon violente et très agressive, procurez-vous "Calculating Infinity", mais si vous voulez quelque chose de nouveau, original et varié, allez-y pour "Miss Machine".

J'allais oublier une chose très importante, ne vous attendez pas à la traditionnelle pochette de DEP avec des bandes noires, on a droit ici à un montage vraiment bizarre et impressionnant qui s'étale sur 8 pages et qui est aussi très difficile à replier :P .


Métal/Hardcore



Dillinger Escape Plan - Ire Works
Par Joffrey

Après un gargantuesque " Miss Machine " en 2004, Dillinger Escape Plan revient sous les feux des projecteurs avec leur 3ième album baptisé " Ire Works ". Doit-on s'attendre à un ralentissement de la troupe de déjantés ou bien à un retour aux temps de " Calculating Infinity " avec une musique chaotique et sauvage? Les deux premières pièces " Fix your Face " et " Lurch " vous rappelleront à coup sûr la bonne vieille époque; la première comprenant même un guest de Dimitri Minakakis (chanteur initial de la formation). Vous voyez le genre, brutale et sans concession. Le groupe a décidé de nous fermer le clapet en début de match. Vient ensuite " Black Bubblegum " (mention au titre…) qui viendra inévitablement brouiller les cartes. Une chanson qui viendra faire le bonheur des plus récents amateurs, ceux ayant été conquis par le plus varié " Miss Machine ". On croirait entendre Faith No More, impression accentuée sans doute par le chant clair de Greg Puciato se rapprochant dangereusement de celui du maître Patton. Sans vous offrir un " track by track " de l'album, je vous résumerai donc de cette façon mon impression d' " Ire Works " : on dirait que le groupe ne sachant plus trop s'il devait plaire aux fans de la première heure ou à ceux qui les ont propulsés hors de l'underground, ils ont opté plutôt pour un savant mix des deux approches. " Nong Eye Gong " aurait très bien pu se retrouver sur le plus vieux matériel tandis que " Milk Lizard " rappellera un Every Time I Die en beaucoup plus percutant. Après la première écoute, on a tendance à dire que le groupe manquait peut-être d'inspirations, sûrement à cause de pièces instrumentales " When Acting as a Particle " ou d'intros plus " space " à saveur techno et mollo comme celle de la pièce " Sick on Sunday" et la planante de " Dead as History " (mention spéciale à cette chanson unique!) ou comme " Mouth of Ghosts " venant clôturer l'album. Finalement, fait à noter, l'apparition de Brent Hinds (guitariste-chanteur du groupe Mastodon) sur " Horse Hunter " rendant ce morceau encore plus épique…Personnellement, un autre chef d'œuvre signé Dillinger Escape Plan, mais vous devrez faire preuve de persévérance afin d'être pleinement conquis!


Métal/Hardcore



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