Brutal Truth - Goodbye Cruel World!
Brutal Truth - Goodbye Cruel World!
par SatanSlave

Lorsqu'on aperçoit le logo de Brutal Truth sur un DC, à quoi doit-on s'attendre? Et bien, la plupart des gens considèrent Brutal Truth comme un des premiers groupes dans le genre à jouer du Grindcore avec Carcass, Napalm Death et plusieurs autres. Formé en 1990 à New York, Brutal Truth a produit une quinzaine d'albums dans leur carrière dont quatre albums de longues productions. Pour sûr, ils ont ouvert le chemin à bien des groupes qui présentement pratiquent ce genre de musique.

Depuis leur début, j'ai toujours apprécié ce que Brutal Truth nous a offert musicalement. Bien sûr, pour ceux qui ne sont pas familier avec eux, Brutal Truth offre un défoulement pur et simple. Imaginez les groupes Grind d'aujourd'hui avec une touche plus rapide, des beats groovy et quelques solos répartis sur des chansons qui durent en moyenne pas plus de deux minutes et vous obtiendrez Brutal Truth.

De plus, vous remarquerez que l'alignement de Brutal Truth est composé de personnes qui, à ce jour, on fait entièrement leurs preuves dans le milieu métal. Je parle dans ce cas ci du bassiste Dan Lilker que l'on a remarqué au cours des années dans Nuclear Assault, Anthrax, Exit 13, Ravenous et S.O.D. De plus, un autre membre du groupe Exit 13 est affecté à la batterie, il s'agit bien sûr de Rich Hoak. Ensuite, pour terminer le quatuor, viennent le guitariste Brent McCarty et chanteur Kevin Sharpe, aussi dans le groupe Damaged.

Quand on parle d'album fétiche du Grindcore produit par Brutal Truth, on pense tout de suite à Need To Control ou à Kill Trend Suicide, qui sont en passant mes albums préférés de Brutal Truth, mais qu'advient-il lorsqu'ils sont joués live? Paru en 1999 et distribué par Relapse Records, Goodbye Cruel World est en fait un DC double nous livrant un Brutal Truth en pleine action ainsi qu'un ramassis de covers, de chansons non éditées et de tounes provenant de versions japonaises.

Alors, pour commencer, la prestation live durant un peu plus d'une heure, s'étale sur 23 chansons. J'avais tellement hâte d'entendre un groupe comme Brutal Truth live, surtout avec un setlist comprenant les meilleurs succès. Quelle déception j'ai eu en écoutant les premières chansons. On dirait qu'ils ont enregistré cela dans une grotte avec quelques fans. Ça sonne creux comme c'est pas possible, le son est mauvais, la guitare grince et nous grafigne les typant. Ensuite, la plupart du temps, ils ne coupent même pas entre les chansons, ce qui veut dire qu'au bout de quelques minutes, on a déjà le quart du DC de passé lorsqu'on se rencontre qu'on a pas vraiment reconnu les tounes. De plus, la batterie est ce qui a de plus minable, c'est toujours le même beat qui est utilisé et les variations ne sont qu'à peine percevables. En plus, dois-je vraiment parler de la performance de Kevin Sharpe? Et bien, à part du gueulage et des cris servis n'importe comment, rien de positif n'est à mentionner à part peut être lorsqu'il prend la parole, au moins durant ce temps, on n'a pas à endurer la performance étriquée de Brutal Truth. Cependant, la foule semble quand même réceptive et plein d'entrain. J'imagine que sur DC et en personne, c'est vraiment autre chose. Quand même, plusieurs groupes arrivent à dégager une bonne ambiance pour parvenir à nous laisser croire que l'on y est pour vrai, mais en ce qui me concerne, Brutal Truth échoue sur ce point.

La deuxième partie est un peu mieux, mais ne vous en faites pas accroire, ce n'est pas pour rien qu'elles n'ont pas été éditées ou qu'elles n'ont pas été mises sur les versions régulières. La plupart sonnent toutes pareilles et ne possèdent aucun intérêt. Durant un peu plus d'une heure, on se lasse facilement et on fini par changer de disque pour enfin écouter quelques choses qui en vaut la peine.

Je pense que j'ai enfin compris pourquoi ils ont appelé cet album Goodbye Cruel World, parce que moi aussi, si j'avais produit un album aussi mauvais, j'aurais vraiment eu envie d'en finir avec la vie.

Bref, si vous vous en n'êtes pas aperçu, je vous suggère fortement d'oublier cet album de votre liste d'achat à moins que vous cherchiez deux freebies qui vous coûteront à peu près 30$. Il vaut cependant la peine de découvrir Brutal Truth autrement qu'avec Goodbye Cruel World, placez plutôt votre argent sur Need To Control ou sur Kill Trend Suicide si vous tenez à acheter du Brutal Truth.

En terminant, Brutal Truth est maintenant séparé mais leur site web est toujours en ligne. Si vous cherchez de plus amples informations sur un groupe qui a laissé sa trace dans la scène métal, allez jeter un coup d'oeil au www.brutaltruth.com


3/10

Grindcore



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