Serait-ce
une faute dans le titre de l'album? Masquerade... mascarade...
peu importe, cet album est PARFAIT. Souvent les gens appliquent
l'étiquette chef d'oeuvre trop facilement sur une réalisation
musicale. Mais cette fois-ci, avec La Masquerade Infernale, l'emploi
du mot est légitime.
-I- Prélude
étrange à une oeuvre merveilleuse. Garm expérimente divers chants
au travers d'une chanson qui ne sait trop quelle direction prendre.
Le gré du vent berce confusément Master of Disguise. En démarrant,
on voit l'immense travail dont Garm est capable et le génie créateur
derrière cet étrange personnage. Introduction exquise, si elle
en est une, laissant croire que le reste de La Masquerade Infernale
ne sera pas ennuyant... bien au contraire. "...and imagination
rise. Inscrutable yes..."
-II- Hymne
mélancolique sur une terre dévastée. Quelques magnifiques arrangements
de cordes y sont inclus. Le tout avec un tact comme seuls les
génies d' Arcturus en sont capables. L'impression de murmures...
puis la mélodie cosmique. Ce saisissant ensemble soutenu par les
marteaux infernaux d'Axel Von Blomberg et le talent ineffable
de Steinar Sverd Johnsen ne peut qu'impressionner. Longue durée,
longue jouissance.
"I have everywhere sought, but nowhere found."
-III- Cirque
psychotique où s'est infiltré un être connu. Simen Hestnaes, aussi
connu sous le pseudonyme de ICS Vortex, prête sa voix magnifique
au groupe lors de Chaos Path. Prenant même position devant le
grand Trickster "Garm" Wolf pour cette pièce, l'honorable personnage
chante dans ce cirque subtile et raffiné, où clavier magnifique
et atmosphère névrosée valsent et fusionnent. Cependant, pour
laisser un rôle important à leur invité, Arcturus ont gardé les
subtilités pour les autres pièces, allant ici directement au but,
directement dans cet étrange cirque cosmique. Superbe.
"This ghastly symphony of malice."
-IV- Une
chanson titre qui ne prend guère de place. Échantillonnages, murmures
et atmosphère nébuleuse. À peine deux minutes. Un interlude qui
donne son nom à l'oeuvre... Arcturus est décidément très étrange.
-V- Retour
brutal en ce deuxième segment d'album. Guitares rapides et distorsions
des plus curieuses. Garm toujours aussi profond et touchant (à
m'en donner des frissons). Et que dire de la présence de violons
et autres cordes? La pièce rejoint un peu les deux premières avec
un ensemble très plein, exactement comme la ligne directrice de
l'album. \m/
"And the cloud that took the form of a demon in my view."
-VI- The Throne
of tragedy est inspirée d'un poème que G. a transcris vers l'anglais
à partir de sa langue maternelle. La chanson est donc en quelque
sorte une narration. La structure de la chanson, comme le reste
de l'album, est cependant complètement imprévisible. La mélodie
finale, macabre contraste avec les paroles sombres, est plutôt
joyeuse.
"...nameless and alone, a fatherless son."
-VII- Le
voyage approche dangereusement sa fin... On s'est habitué au paysage
difforme. Un jeu dont on applique les règles par instinct. Troisième
duo vocal de Garm et Siemen. Plus discret celui-là.
"O Those things I saw in dreadful Masquerade!"
-VIII- Conclusion
monumentale de la part d'Arcturus. Une longue pièce agrémentée
de toutes les ambiances apparues précédemment, mais sans Siemen
ni les cordes. La profondeur primitive des membres primaires du
groupe refait surface. Summum grandiose d'un des plus grands chef-d'oeuvres
de tout les temps. Puis une fin abrupte! Déjà...
"And when creation falls, you must build anew."
Avec un tel
album Arcturus est probablement un des groupes les plus accomplis
du métal. Indicible, monumental, divin.
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