L'arrivée de Angela Gossow au micro s'avère très bénéfique pour
la formation suédoise. Non seulement la chimie du groupe semble
être de beaucoup supérieure (on peut le constater via les performances
individuelles de chacun des membres) mais la popularité du groupe
a monté en flèche en 2003 grâce à Anthems of Rebellion.
La gang de Arch Enemy a cette fois-ci opté pour un album beaucoup
plus agressif mais moins " dark " que Wages of Sin, sorti en 2002.
Micheal Amott, leader et guitariste du groupe, était vraiment
déchaîné quand il a composé l'album, qui ne propose aucun moment
de répit à ses auditeurs. Toutefois, le seul défaut de l'album,
c'est en même temps sa plus grande force : sa puissance. L'album
est excellent si on se sent d'attaque pour écouter ce style de
musique pur et dur, sinon vaut mieux le laisser dans le tiroir.
On voit vraiment que la maturité et l'expérience que le groupe
ont acquis depuis un an avec tous les shows qu'ils ont donné avec
les plus grands (Metallica, Iron Maiden…). Cette maturité leur
permet de déployer tout leur talent. Parlant de talent, deux mots
: Christopher Amott, le petit frère de Micheal, est en train de
surpasser son maître (qui est son grand frère, vous l'aurez deviné),
car il prend part beaucoup plus aux compositions et prend le "
lead " plus souvent qu'à son tour tout au long de l'album.
On constate aussi que Iron Maiden ont eu beaucoup d'influence
sur eux, notamment sur les mélodies de guitares. Les guitaristes
qui s'échangent des solos à tout bout de champ, ça vous dit pas
quelque chose? C'est ce que je croyais.
En terminant, glissons un mot sur la pièce We will rise, premier
single du disque, qui est probablement la seule pièce qui garde
le style de Wages of Sin. En contraste avec elle, Dead Eyes see
no Future et Leader of the Rats sont deux pièces presque parfaites,
très puissantes, qui offrent des performances exceptionnelles
des 5 membres du groupe.
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