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Mot de l'Éditrice Cette année, j'en était à mon deuxième Trois-Rivières Metalfest. Je me rappelle que, pour les deux premières éditions de ce festival, il y avait eu plusieurs mécontents face à l'organisation de l'événement et autres aspects qui avaient causés certains problèmes. D'après ce que j'ai vu l'an passé et cette année, tous ces problèmes ont sûrement été 100% résolus car tout s'est déroulé sans pépin. On peut dire que ça vaut vraiment le déplacement! Des groupes et du public des 4 coins du Québec réunis pour 2 jours dans un atmosphère de fête, que demander de plus? C'est bon de revoir les copains qui viennent de loin! Si vous n'avez pas encore fait l'expérience du Trois-Rivières Metalfest pour quelque raison que ce soit, n'hésitez pas une seule seconde à déjà réserver votre fin de semaine pour l'année prochaine; vous ne serez certainement pas déçus par le spectacle qu'il vous sera donné de voir. Les fêtards en auront aussi eu pour leur argent car on peut dire que ça a brassé à l'Hotel du Roy! Je dois avouer que certaines rumeurs de dommages causés aux biens de l'Hotel m'ont laissé un peu froide et j'espère que les metalleux seront plus respectueux l'an prochain. Ce fut malgré tout un vendredi soir mémorable passé à l'Hotel du Roy! La tornade s'est déplacée le lendemain soir au Stage (75, rue Fusey au Cap de la Madeleine) et le mot a été passé pour que le party après-Metalfest se passe là-bas l'an prochain alors soyez-y! Revue du 1er jour du Trois-Rivières Metalfest Vendredi, 5 novembre 2004 Par Ian Campbell Vu que le cul de J-F Godasse Houle est trop volumineux et que c'est toujours compliqué avec lui, bien il a décidé pour une quatrième année de suite de faire bouger le cul des autres en organisant de paire avec Samuel de Horfixion et de sa copine Annie et de nombreux autres collaborateurs, ce festival qui est vite devenu le point de rencontre central des métalleux Québécois une fois par année. À titre personnel je suis arrivé un peu dans la cohue avec Misery Index. Le festival allait commencer, les organisateurs couraient un peu partout et personne ne parlait anglais. J'ai donc passé les premières minutes du festival (pendant que le groupe The Payback de la Mauricie jouait) à faire des démarches pour obtenir le nécessaire pour nos copains du Maryland (seule formation non-Québécoise sur l'affiche cette année). Donc ce que j'ai pu entr'apercevoir et entendre presque en sourdine était The Payback et ce dont je me souviens c'est que ça sonnait bien, un peu hardcore, breakdown et mélodies. Mais je ne peux me prononcer plus vu que je n'ai pas vraiment pu observer leur prestation malheureusement. Vint le moment pour moi d'un des meilleurs groupes de toute la fin de semaine. Avec un tel line-up de talent diverss et un album aussi solide que ça, en spectacle ils n'ont pas le choix de plaire et d'étonner. Je nomme ici Augury. Magnifiquement ciselé, aussi intensément puissant que planant. Technique autant qu'accrocheuse, progressive et à la fois directe, leur musique est un summum et live ils savent bien rendre ce feeling si distinct de l'album Concealed. Seulement deuxième et que 25 minutes, mais peu importe, dans la gueule, de la sensation forte pour tous les goûts, un show honnête, bien exécuté. J'ai même eu l'honneur d'être invité à chanter le premier couplet de Ever know peace again. Pat Loisel et moi scandions Fuck you George W. Bush juste avant à grand poumons. Je suis allé diver un moment ensuite et j'ai regardé Pat, Mathieu, Forrest, Arianne et Étienne terminer leur set en beauté avec un peu de sueur dans les yeux et de la vigueur dans le coeur après avoir entendu parmis des chansons que je considère déjà comme des références. Bravo Augury. |
| Magister Dixit avaient la lourde tâche de performer après ce que je considère être la formation de l'année au Québec. Pas facile mais je ne pense pas qu'ils aient perdu la face aux yeux du public pour autant. Je suis quand même désolé car je n'ai pas vraiment pu assister à leur set car je devais interviewer Augury pour une courte entrevue et l'appel de la marijuana se faisait sentir dans la loge. Quand même, le black-metal de Magister Dixit vaut la peine quand on aime celà pour sa pureté et le côté un peu conservateur et loyal aux traditions de ce style de musique. À noter la prestation théâtrale de Bob Rostrum qui faisait différent mais encore là je n'ai pas pu vraiment prêter attention à tout ça. Les très populaires et reconnus A Perfect Murder. Du hardcore à sauce métal ou du métal à sauce hardcore. À votre choix. Le mélange entre les deux styles est bien approprié et leur set a été puissant et ils ont réussi à prendre leur place au travers de tout cet armada métal. Très positif pour eux. Ils font beaucoup de shows partout, Victory Records le leur permet et ça se voit, ça s'entend, ça se ressent. Unexpect. Un band que bien des fidèles attendaient depuis longtemps et je pense qu'ils avaient tout à fait leur place pour ce genre d'évenement. De plus, leur label américain, The End Records avait fait le voyage de l'Utah, USA jusqu'ici et je pense qu'ils avaient une pression supplémentaire sur les épaules mais ils l'ont très bien assumé. Pour ceux qui n'ont jamais vu Unexpect live, faites ce que vous pouvez pour y assister car c'est vraiment quelque chose à voir et à entendre. De la grande musique progressive. La chanteuse a du style, tous les membres nous font valoir leur personalité au fur et à mesure que se déroule la magie de leurs hymnes. Ils sont tous, sans exception, des musiciens accomplis, déjà en parfaite maîtrise de leurs instuments et de leur imagination débrydée. C'est tellement impressionant que c'est inexplicable en mot pour être clair parce qu'il y a tellement d'éléments et de riches subtilités qu'il est laborieux d'établir comment ça se passe. Je pense qu'ils sont de ceux qui ont le mérite d'être fous autant qu'authentiques. Là on passe à un univers magique à un univers politique. Les engagés de Misery Index, en trio avec Sparky et Jason (tous deux ex-Dying Fetus accomplis) et Adam (ex-All Will Fall). Je les ai encore regardé même si je les ai vu 7 fois en 8 jours dans la tournée que nous venons de faire mutuellement. Quel band. Ça mérite le respect. Toutes les pièces que ce groupe joue en spectacle ça tue carrément. Du métal-extrême nouveau, bien joué, vraiment à fond la caisse. Sparky et ses riffs du tonnerre rythmés par un Adam Jarvis qui blast comme un débile et Jason qui à la basse pique et s'époumonne devant le micro avec une foule dévastée par autant de vitesse, de dynamique et de puissance. J'étais fier pour eux car la foule appréciait vraiment et plusieurs connaissaient déjà alors à vrai dire, ça rentrait au poste et ils ont pu mettre à genoux n'importe qui car je pense que c'était la formation la plus extrême du vendredi soir. Tête d'affiche très attendue encore une fois cette année. Ce groupe est vraiment l'un des plus apprécié au Québec et celà, depuis longtemps déjà. Le thrash-death technique de Quo Vadis a le mérite d'être très accrocheur, puissant et ils savent créer des hits qui font d'eux une renommée en province, à ne pas tarder à l'international c'est garanti. Une long set bien coordonné avec toutes les nouvelles pièces du dernier album, Defiant imagination. J'ai vu Quo Vadis au moins 30 fois dans ma vie sinon plus et je trouve que ce présent line-up tient très bien la route. Toujours Yanic au drum et Bart à la guitare mais agrémenté de Will le Belge, Forrest à la bass, Roxanne aux claviers et Mr. Stéphane Paré aux vocals. Au sommet de leur forme, le show était très professionnel, ils sont devenus de plus en plus habiles avec le temps sur stage et la foule, pleine d'énergie appréciait chacun de ces moments avec le band et ce fût vraiment une belle prestation de Quo Vadis. Avant le rappel, Paré et moi avions convenu de faire séparer la foule en deux, donc quand Paré annonça les plans à la foule, Adam de Misery Index et moi-même sommes allés faire les meneurs de claque en forçant la foule à se séparer en deux clans bien compacts et de veiller à ce que ça le demeure. Legions of the Betrayed commença et lorsque le beat embarque vraiment, au moins 300 des 500 personnes présentes ce soir-là se sont rentrés dedans comme dans un combat médiéval pour déclarer le plus gros mosh pit de la vie du Maquisart et des quatres éditions du festival. À noter que le claviériste d'Obscurcis Romancia s'est cassé la jambe en deux mais il a survécu et même dans la bonne humeur. Godasse riait moins au début mais quand il a vu que tout se passait bien malgré tout, celà a bien terminé le show et Quo Vadis sont sortis gagnants de ce vendredi soir de fou. Revue du 1er jour du Trois-Rivières Metalfest Vendredi, 5 novembre 2004 Par G The Payback, un groupe de Trois-Rivières formé en 2003, a eu la lourde tâche d'ouvrir la 4e édition du Trois-Rivières Metalfest. Une tâche assez ardue compte tenu du fait que ce jeune groupe joue une musique de type hardcore rappelant Hatebreed ce qui n'est généralement pas trop apprécié des amateurs de métal. The Payback a su embarquer la foule et faire taire les sceptiques. Petit point négatif : Le chanteur qui tournait le dos au public et qui avait de la difficulté à dialoguer avec la foule. Bref, The Payback est un jeune groupe talentueux à surveiller dans un futur assez rapproché. Augury, bien que ce groupe soit un nouveau venu dans la scène Québécoise, il renferme néanmoins des musiciens d'expérience qui ont forgé le métal au Québec tels Pat Loisel et Forrest. Augury nous propose une musique très technique à cheval entre le black métal et le death mélodique avec une voix d'opéra féminine. Excellentes chansons, un band qui a du mordant sur scène et qui va vraisemblablement devenir la révélation métal Canadienne sous peu. Mais, la question que je me pose, pourquoi diable cette formation était seulement en 2e dans l'alignement? Finalement, une seule petite ombre au tableau : Le son trop saturé nous faisait perdre le fil de temps à autre. Magister Dixit, un band de black métal, a débuté sa prestation sans les guitares et une batterie beaucoup trop forte! Lorsque le son est revenu, le batteur semblait s'enfarger dans ses pédales. Le tout revenu à la normale, nous avons pu constater que ce groupe est assez énergique sur scène et le chanteur très charismatique. La musique est plutôt ordinaire, mais peut-être est-ce dû au fait que ce groupe jouait après la tornade d'Augury. Le révérend du groupe Rostrum est venu chanter une pièce tirée du dernier CD de Magister Dixit et sa prestation rappelait beaucoup King Diamond. A Perfect Murder, le seul groupe Québécois signé sur l'étiquette Victory, a littéralement mis le feu au Maquisart avec une époustouflante prestation. Un groupe très professionnel et talentueux. Nous avons eu droit à plusieurs pièces de l'album Unbroken ainsi qu'une excellente reprise de Paranoid du légendaire groupe Black Sabbath. Un gros point négatif est venu entacher la performance : Une petite crise d'ados qui a faillit tourner en bagarre entre hardcore kids et metalheads. Une chose dont nous aurions pu nous passer... Unexpect: Holà, ce groupe c'est vraiment du sérieux! Mon coup de cœur de la soirée. La chanteuse chante avec une mélodieuse et chaleureuse voix, le violoniste est excellent ( dommage, on perdait le violon durant les passages intenses ), le bassiste est trop hallucinant avec sa 7 cordes et le tout est homogène ce qui a pour effet de nous transporter dans une autre dimension. C'est comme si on se faisait bercer par une douce symphonie qui nous transporte dans des rêves lointains entremêlant des sonorités folkloriques avec des thèmes plus actuels. Bravo, j'en suis resté bouche bée. Misery Index: Que dire de ce band, à part que ce sont des ex-Dying Fetus? Énergie, tonne de briques, groove et fun noir!!! Un band de show qui sait comment ça marche et qui sait mettre le public de son coté. Un CD que je vais acheter cette semaine pour me faire aller le coco tout en rêvant d'avoir une touffe de 10 pieds. Quo Vadis: Oui, ça rentre au poste, oui c'est professionnel mais j'ai été déçu par tant de vedettariat. L'énergie était au rendez-vous, les pièces étaient très bien exécutées, la foule embarquait à fond mais il y avait un petit je ne sais quoi qui me tapait sur les nerfs. J'ai aimé mieux la prestation de la précédente version du Métalfest. Pour terminer, le Dr. Pendragon a fait un excellent travail de DJ tout au long de la soirée en nous écorchant les oreilles de nombreux styles de métal. Chacun en a eu pour ses goûts. Cliquez ici pour voir les photos de la soirée Revue du 2er jour du Trois-Rivières Metalfest Samedi, 6 novembre 2004 Par Ian Campbell Lorsque je suis arrivé Mythosis avec des ex-membres de Minds ouvrait les festivités. Je suis resté très bête. Un métal Slipknot Hatebreed overdosé de rage, bien joué avec pas mal de dynamique. Ce que je voyais là était de la qualité sur mesure et pour les 10 minutes que je les ai vu jouer ça rentrait serré avec des beats lourds pleins de puissance. Je me reprendrai là-dessus c'est certain. Torn Within suivait. Yan et Rob de Neuraxis et Chris ex-Neuraxis. Il y a aussi John au drum et Sam à la guitare. Dans leur façon de performer une branche de swedish metal mais plus lourde ils sont très forts. Leurs riffs sont entraînants et mélancoliques, pesants et légers tout en même temps. Courte prestation efficace. Il fait bizarre d'entendre Yan Thiel animer une foule au micro, habituellement discret bassiste mais l'enthousiasme y est et la foule apprécie ce qui se passe sur le stage. Que du positif. GFK avait le rôle ce samedi soir que A Perfect Murder l'avait la veille. Intégrer ses fortes tendances hardcores, parfois même punk à un public dédié au métal, extrême de préférence. Mission accomplie pour eux avec un set énergique, charismatique, de l'enthousiasme à revendre, GFK livre la marchandise. Une bonne appréciation pour eux aussi. Anhkrehg de Trois-Rivières jouait dans leur place-forte, devant un public local qui les connaît. Leur black-metal féroce et pur, quasi abrasif parce que tellement dans le "à fond la caisse". Puissant à l'os, leur musique est tight, directe, sans concession et la foule est satisfaite de cette dose d'extrêmité. Seule anicroche, des propos mysogine dont je n'ai pas trop saisis le sens mais peu importe, la musique est là est Anhkrehg est là pour longtemps encore. Black-metal. À mon avis la meilleure découverte de ce samedi soir, sans équivoque, Despised Icon. Si ce n'est pas le prochain groupe d'ici à devenir la sommité future du Québec. Leur nouvel album est une tuerie. Je suis fier de ce groupe car les membres savent créer des beats incroyablement enlevants, user de technique sans tomber futile. Despised Icon lie tout en un seul terme, l'essentiel. Ils ne gardent que la viande, que le gras. C'est lourd, pesant, riche, rapide, à grand débit, avec force et véhémence. Avec les deux chanteurs, Steve et Alex (ex-Neuraxis, ex-In Dying Days, mais au drum par contre) et Alex Grind Pelletier (ex-Deuterium) qui pioche, tout arrache, le mosh pit est intense et sans merci. Ça lève et le party est pogné ben raide. L'ambiance est à la vitesse, les passages lourds, les vocaux enragés, voir violents, les riffs de guitare excellents, tout à fait maîtrisés, en totale cohésion avec la batterie et la bass vrombit à grands coups et ça rentre, ça rentre sans arrêt. Puissant, débordant d'énergie, un dynamisme tout à fait palpable et une prestation de béton avec une formation qui va aller loin, très bientôt. Nos Ghoules nationaux. On ne devine plus, les Ghoulunatics sont tout à fait présents dans le décors des métalleux Québécois. Un vrai band de chez-nous. Des poils avec des tattoos sur la brosse avec un chanteur qui fait penser à un rock a Billy sous amphétamines sautant partout. Pat Mireault est un fou, mais un fou charismatique qui sait faire embarquer la foule vraiment avec maîtrise. Ils nous ont sacré ça dans la face pour que l'on ne les oublie pas de si tôt et à chaque fois ils accomplissent leur mission haut la main sans aucune difficulté. Ils ont des riffs pour que la foule embarque et avec toute cette bière, il est de mise de voir et entendre les Ghoulunatics et leur musique punchée pleine d'entrain. Ok. Là on ne rit plus. Sérieux. Cryptopsy viennent clore leur tournée Canadienne en plein coeur du Québec. Avec le line-up le plus accomplis de leur carrière, accompagné du mystique Lord Worm et du plus formidable guitariste que le milieu ait connu, l'impeccable talent de Daniel Mongrain (Martyr et ex-Gorguts). L'album None so Vile au complet, comme une tornade, de la première à la dernière chanson tout est comme la plus huilée et la plus performante des machines humaine. Pas possible, même après 20 fois, Cryptopsy sont un band impossible. Époustouflant jusqu'à la moelle, le cerveau bouille tellement il y a d'éléments à absorber et à disséquer. D'une exécution parfaite sans faute, nul reproche à y déceler. Tout est au niveau, une construction sonore totalement vissée à bloc. La foule est à son paroxysme, on peut presque voir l'aura des gens au dessus de leur tête allant tout droit vers le plexus de Lord Worm. Dan Mongrain et Alex Auburn se séparent les solos autrement effectués par Jon Levasseur. Cryptopsy ont reconfirmé, encore une fois de plus, qu'ils sont les rois du death-metal. Cliquez ici pour voir les photos de la soirée |