Neuraxis
Avec Despised Icon, Obscurcis Romancia, Augury
6 mars 2004, Québec Armageddon


Le 6 mars 2004 fut un autre spectacle qui s'ajouta à l'agenda déjà bien garnit par les années de Jean-François Houle et Jean-Pierre Grenier. Comme d'habitude, ces deux hommes ont fait un choix de groupes judicieux, malgré la présence d'un intrus quelque peu surprenant....

L'assaut démarra avec Augury qui remplaçait pour l'occasion Descend Into Nothingness. Ces derniers s'étant désistés quelques semaines avant le spectacle. Le groupe montréalais pourrait pratiquement être qualifié de tout-étoile. Patrick Loisel (Kralizec), au centre, s'acquittant de la voix et de la guitare. Entouré à gauche et à droite par deux autres excellents musiciens : Forrest (Atheretic) à la basse et Mathieu Marcotte (ex-Spasme) à la guitare. Derrière eux, un batteur comme il s'en fait peu; Etienne Gallo (Neuraxis) à la batterie. Ce dernier m'a particulièrement épaté lors du spectacle! En étant rapide, diversifié et incroyablement juste. Augury exécute un death brutal, mélodique et technique. Après quelques chansons, la choriste Ariane Fleury s'est joins au groupe pour l'interprétation de celles auxquelles elle participe. Sa voix, semblable à celle des opéras, mais pas toujours juste, m'a quelque peu déplu. Cependant, dans un ensemble aussi agréable qu'accrocheur, je ne pus qu'oublier le détail mineur et apprécier, dans l'ensemble, la performance livrée par Augury. Un groupe qui ne tardera pas à se tailler une place au sein de l'élite.

Ensuite, ce fut Obscurcis Romancia. Entouré de trois groupes de death métal, on peut rapidement observer que le groupe fut, théoriquement, l'intrus de la soirée. Ce groupe de black métal mélodique (nouvelle vague) se présentèrent fièrement malgré leur présence peu opportune et livrèrent une performance de haute qualité. La voix stridente décapant les oreilles vierges de l'auditoire et un alignement juste d'un bout à l'autre. Les quelques chansons de leur album ont paru plaire à une bonne partie de l'auditoire malgré leurs présences causant l'hétérogénéité du spectacle.

#3 : DESPISED ICON. Oh oui! Brutal deathcrew. J'avais hâte de voir l'efficacité du nouvel alignement et je fus brutalement surpris. Le duo de chanteurs hyperactifs aux grognements porcins se promenait d'un côté à l'autre de la scène à une vitesse impressionnante. Avec deux guitaristes et un bassiste aussi déchaînés lorsqu'ils montent sur les planches, on obtient de l'efficacité pure. En remplacement d'Alex Erian, à la batterie, un autre Alex. Pelletier celui-ci. Un peu moins subtile et technique que son prédécesseur, mais aussi rapide et violent. Quelques nouvelles chansons et la plupart des anciennes ont été livré au public de Québec. Comme d'habitude, ce fut une excellente performance de la part de Despised Icon.

Pour clore la soirée, Neuraxis revenait visiter la vieille capitale. Le groupe lançait la réédition de leurs deux premiers albums en un seul CD. Il faut croire que les deux étaient très en demande. Alex Erian étant jadis aussi batteur de Neuraxis, son rôle dut aussi être comblé dans Neuraxis. C'est Étienne Gallo, vu précédemment dans la soirée derrière la batterie (Augury), qui fut choisi par le groupe pour chausser les immenses chaussures d'Alex. Étant donné le talent du substitut, je dois dire que j'ai complètement oublié que ce n'était plus Alex derrière la batterie. Le quintet, pour l'occasion, a joué une plus grosse dose de vieilles chansons que d'habitude. Une performance énergique de plus à la liste de ce groupe qui sait prouver son expérience et son professionnalisme à chaque spectacle.




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L'Édition Métallique 2004
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