Revue du spectacle de Macabre, Deathmarch et Empathy Denied
Le 10 Décembre 2007, aux Foufounes Électriques (Montréal)
Par Nicky Bromow


Empathy Denied a ouvert la soirée devant une foule parsemée mais attentive. Ils ont livré une performance solide et brutale qui a su plaire aux quelques spectateurs. Le groupe est formé de Steven Henry à la guitare et de 3 anciens membres de Demental, soit Eric Bombardier aux peaux, Alex Boudreault au vocal et le très expressif Daniel Daris à la basse. Les nouvelles pièces de la formation rappelent d'ailleurs beaucoup l'aggressivité et la complexité des pièces de Demental, en ajoutant la touche plus catchy de Steven à la guitare. Leur musique, un amalgame de death metal et de grindcore, qui nous rappelle Nasum et Napalm Death, a réchauffé la foule qui a surtout apprécié l'aggressivité des pièces.

Deathmarch nous présentait un son bien connu de la scène Black Metal ontarienne. Les membres du quatuor semblaient intimidés par cette foule déchaînée qui attendait avec impatience les assaillants de Chicago. Ils ont offert une prestation timide, quoique leur musique soit énergique et entrainante. Seul le chanteur ne semblait pas avoir les pieds pris dans le ciment, ses musiciens probablement trop absorbés par leur jeu pour bouger. La foule a eu l'air d'apprécier surtout les quelques influences thrash qui sont ressorties dans leurs riffs, mais avaient bien hâte à la suite du spectacle.

C'est après un linecheck qui a semblé interminable que le groupe culte de Chicago a entamé sa performance au son de DOG GUTS, pièce d'ouverture du très populaire album Dahmer. Le trio de Macabre a enchaîné avec quelques pièces de leur plus récent opus qui ont laissé les anciens plutôt froids, jusqu'a ce que Corporate Death, vocaliste du groupe, nous annonce la pièce Serial Killer tirée du démo Grim Realty, sorti en 1987. Les classiques se sont enchaînés, de Sinister Slaughter à Dahmer, sous les acclamations d'une foule totalement déchaînée. Les mosh pit se continuaient entre les pièces et les fans chantaient en coeur le début de Vampire of Dusseldorf, qui nous fut offerte en rappel. ''Im gonna Kill you, Just because I want to!''. D'ailleurs, Corporate Death semblait très surpris de l'accueil survolté que Montréal leur a accordé. Malgré la fatigue apparente de Dennis the Menace, ils ont offert 5 pièces en rappel, car la foule enflammée frappait la scène à grands coups, refusant de laisser leur groupe culte s'enfuir sans nous jouer Zodiac, pièce d'ouverture sur l'excellent DVD Macabre Live in Holland. La foule est demeurée longtemps dans la salle, épuisée d'un spectacle endiablé et terriblement satisfaisant.




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L'Édition Métallique 2008