Revue du spectacle de Municipal Waste, The Redchord et Gwar
Le 22 Octobre 2006, au Club Soda (Montréal)
Par Agony of Fallen Grace
Le Club Soda étant la seule salle ayant accepté de se faire salir par Gwar, je m'y rends sous une pluie battante et une brise qui annonce que de la merde. Je plains ceux qui vont sortir crasseux et transis de froid après le show. J'arrive là et 45 000 punks et vieux Inuits déchus nous accueillent avec leur "T'as-tu du change?", tout en bloquant la porte, magnifique. Au menu, Municipal Waste, The Redchord et Gwar. Petite salle faite sur le long, le haut pas ouvert, quasiment pleine.
Municipal Waste entre sur la scène et je suis vachement surprise de voir la foule aussi accueillante, le thrash est quand même gros pour un band qui ouvre. Old-school-punk-trash-core je dirais (beau qualificatif hein). Première fois au Canada pour eux, et ils nous laissent savoir qu'ils sont alcooliques en buvant à l'entonnoir. La voix et le drum sonnent plus punk-core, la guitare plus métal. La disto était un peu trop poussée, désagréable pour les oreilles. La présence de stage des membres du groupe était à 110%. Bonne prestation, mais pas mon genre. Setlist très court pour eux ce soir. Next !
The Redchord! Wow. Pas mal plus violent, death-grind-metal-core (décidément je ne sais plus comment les nommer). La foule est beaucoup moins enthousiaste, je ne comprends pas pourquoi, ils étaient tout simplement vraiment bons. Voix death, gros riffs gras, pesants, lourds, gros, mous, munis d'harmoniques artificielles. Ils nous jouent quelques nouvelles compos. Ce que j'ai le plus apprécié d'eux, c'est qu'ils varient beaucoup. Et le drummer. Un virtuose du drum. J'ai vraiment aimé, bravo!
Gwar. Plein de monde se sont habillés de blanc, y compris Steven Henry, dans un bel ensemble de la tête aux pieds. Ehh, superbe! Je me poste complètement à l'arrière de la salle, question de ne pas avoir de wet t-shirt. Gwar arrive finalement sous une pluie d'applaudissements monstres. Les costumes, faits par eux-mêmes, sont vraiment biens réussis. Le son est définitivement 100x meilleur qu'au Métropolis avec As I Lay Dying. La disto, elle, est beaucoup moins forte, et la voix plus claire. Encore une fois, les mêmes personnages invités, Bush, un mec arabe, un torturé, et chacun ayant évidemment un énorme phallus qui jute sur la foule de l'eau d'égout de Montréal. Le chanteur trouve que le jus-de-phallus de Bush goûte le fromage, mais en fait, je n'ai pas envie de le contester. La foule les adore, en demande plus. Le méga gros dinosaure fait finalement apparition, et se confronte à une espèce d'aigle, ou peu importe ce que c'était. Bref, le spectacle est drôle à voir.
Je me marre de tous ceux qui sortent, transis de froid, la face brunie par le mélange de jus rouge et vert, crottés, dégoulinants et puants. Méchant show.
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L'Édition Métallique 2006